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Vous aimez la peinture, venez donc à la maison. Dans une de
ces petites maisons que je peins. Et puis la maison, si elle vous
plaît, emportez-la : j’en ai fabriqué pour que
chacun trouve la sienne. Petites maisons aussi modestes que d’autres
objets que j’ai imaginés, familiers et mystérieux
(mystérieusement familiers) : sabliers, flacons, porte-plumes,
trous de serrure, mannequins. Avec des pigments et des terres, des
ronds et des carrés, des triangles et du plaisir dedans.
Quel inventaire ! Mais c’est si bon de construire – et
meubler —, un univers pour y inviter des amis de passage. Un
univers peint sur mesure, pas encombrant comme le monde réel,
et facilement changeant. Un monde léger où chaque chose
à sa place repose en équilibre sur l’imprévu
:
Un tableau commencé noir finit blanc ; un autre fait de l’œil
au visiteur, ils partent ensemble. C’est moi qui aie fait ça
? Cette relation affectueuse entre un tableau et son spectateur ?
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