Un feu, des chevaux.
Une image constituée d’éléments à
forte charge symbolique. Si l’on veut. Mais à ne pas
aborder de front, au risque d’être pesamment démonstratif.
Commencez par un fond de mortier au relief plus prononcé vers
le bas de la composition ; recouvrez de noir, sauf la zone blanche
et orangée du feu ; quand ce noir a séché, ne
cherchez pas à dessiner les chevaux ni le personnage, mais
seulement les brefs traits de lumière qui en révèlent
partiellement les contours ; ne vous préoccupez pas de la ressemblance,
mais respectez la dimension succincte de ces traits par rapport au
format de la composition ; faites apparaître des zones claires
en haut et en bas au moyen d’un recouvrement de blanc plus ou
moins dense ; complétez par des lavis gris bleu, ou gris vert,
superposés au blanc ; réalisez schématiquement
le dessin des chevaux et du personnage en respectant la simplicité
des contours (silhouettes), leurs dimensions, leur position dans l’espace,
les ombres portées ; terminez par le blanc et l’orangé
du feu et de la fumée. Dans l’ensemble, la suggestion
devra l’emporter sur la description. |